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The « terrible Two » si terrible ?

terrible2

Avant de commencer , je dois vous avouer quelque chose :  malgré mon grade de maman de trois enfants, il y a quelques mois, je ne savais pas ce qu’était le fameux « Terrible 2 ».

Le voyant souvent apparaître en titre d’articles sur la parentalité, je me suis interrogée : que veut dire ce 2 et pourquoi est-il aussi terrible ?  Le deuxième « effet kiss cool » quand tu rentres de la maternité et te retrouve nue devant ton miroir ? le « deuxième enfant » moins sympa que le premier ?  Non, non, non, rien à voir. Il s’agit tout simplement de la crise des 2 ans, que je connais bien… Pourquoi  la nomme-t-on en anglais alors ? Parce que ça fait davantage peur ? « Terrrrrible », franchement c’est à se demander si ton gosse ne va finir par te manger toute crue… Non ?

Bref, si je vous en parle, c’est que ça y est, on y est !

Mister Three, à 21 mois est entré dans cette phase d’opposition et de colère. C’est assez nouveau pour moi car je n’ai pas le souvenir que les grandes soient vraiment passer par cette crise. Soit mes filles étaient d’adorables petits êtres, soit la nature est bien faite,  et a rendu ma mémoire de maman très sélective. Je préfère pencher pour la première option, espérant tout de même oublier très vite celle de Mister Three.

Alors comment cette phase se manifeste-t-elle chez nous ?

Et bien, tout d’abord Mister 3 s’est mis à être bien moins docile. Mon tout petit si adorable et conciliant, commençait à ne plus être d’accord avec nous. « NON » pour le plat proposé, « NON » pour la sieste, « NON » pour mettre les chaussures », « NON » pour aller au bain, en résumé, zéro coopération, et des cris si on ne cède pas ! Mais ce n’est pas le plus pénible, le pire ce sont les colères, celles qui surviennent sans raison apparente, en sortie de sieste, ou même en plein jeu… La moindre contrariété le met dans une colère noire. Jackjack dans les indestructibles 2, vous voyez ?

jacjack

Les solutions qui marchent chez nous

Je me suis documentée et ai trouvé des dizaines d’articles sur le sujet proposant diverses solutions. J’ai a peu près tout testé, certaines semblent plus efficaces que d’autres avec Mister Three.  Voici les quatre méthodes qui fonctionnent bien chez nous.

Number 1 : la diversion

Nous sommes plus malins (pour ne pas dire fourbes) que nos terreurs, ne l’oublions pas ! Il veut absolument un gâteau à quelques minutes du déjeuner ? Je lui demande de me trouver un de ses livres favoris pour le lire avec lui. Attiré par cette proposition des plus intéressantes, il cesse immédiatement de pleurer.

Number 2 :  Ne plus utiliser la négation

Je me suis aperçue qu’il m’arrivait d’être à l’origine de certaines crises.  Quand je disais à Mister Three, « non n’ouvre pas ce placard« , il s’empressait de l’ouvrir. Pour braver l’interdit ? Et bien non, tout simplement parce qu’à cet âge il ne comprend pas la négation. Il entendait donc « ouvre ce placard » et ne comprenait pas pourquoi je me fâchais . Depuis que je tourne mes phrases de manière affirmative, j’ai évité bon nombre de crises.

Number 3 : ne pas s’énerver

D’abord ça ne sert à rien (même si ça soulage parfois je le concède) et surtout ça ne calmera pas la crise bien au contraire. J’avoue être parfois sortie de mes gonds, lui criant à mon tour d’arrêter de crier. Idiot non ? Crier pour interdire de le faire. En me mettant à sa hauteur, en lui expliquant calmement notre décision, il finit le plus souvent par se calmer.

Number 4 : la méthode du « Hors jeu » :

Lorsque je n’arrive pas à désamorcer la colère, ni même par un  gros câlin, nous le mettons à l’écart à quelques pas de nous, dans la même pièce, en lui demandant de se calmer seul. Et j’avoue que ça marche assez facilement.

Si j’ai un conseil à donner, quelque soit la méthode, il ne faut pas céder, même si parfois c’est difficile (en particulier en public !)… Ces petits sont malins, s’ils trouvent une brèche, ils s’y engouffreront !

Pour finir sur une note positive, n’oubliez pas non plus qu’à deux ans, on vit des choses merveilleuses avec nos petites terreurs : les nuits complètes, les dents enfin sorties, le langage qui se développe, les repas partagés, les promenades main dans la main, les sorties plus « légères »,  et bientôt la propreté !

Bébé devient autonome, laissons lui tout de même un peu de temps pour apprivoiser tout ça.

Et chez vous Terrible or not ? Comment avez-vous géré cette crise ? A-t-elle duré longtemps ? Racontez-moi !

Allez viens, je te prête mon île

Non, je n’ai pas investi dans une île paradisiaque des Caraïbes grâce au dernier tirage de l’Euromillion. C’est bien dommage d’ailleurs, surtout avec les températures négatives de ces derniers jours. L’île dont je vais vous parler aujourd’hui n’est pas réelle…

L’angoisse du coucher de Miss 1

Voilà plus d’un an que ma grande Miss 1 a des problèmes d’endormissement… Pas tous les jours, pas forcément de manière régulière mais souvent. Certains soirs, sans raison apparente, elle ne réussit pas à s’endormir, et cela peut durer plusieurs heures, la plongeant dans une angoisse difficile à comprendre et à surmonter. Nous avons d’abord tenté d’en identifier la cause : problèmes à l’école ou à la maison, peurs, écrans, heure de coucher, dîners trop riches,… Rien ! Nous n’avons trouvé aucun lien de cause à effet… Malgré tout, l’angoisse du coucher devenait de plus en plus fréquente. »Maman, et si ce soir, je n’arrive encore pas à m’endormir« … Impossible de la rassurer, la peur avait pris le dessus et nous étions totalement impuissants.  Nous avons alors testé tous les moyens possibles et imaginables pour l’aider : homéopathie, relaxation, tisanes, exercices de respiration. Rien n’a fonctionné. Seule ma présence la détendait et la rassurait un peu, bien qu’elle ne l’aidait pas pour autant à trouver le sommeil.

Mon île, mon lieu de ressource

Lors de ma première grossesse (donc pour Miss 1), une sage femme m’avait initiée à la sophrologie à travers l’exercice du lieu ressource. Il s’agit de visualiser un lieu apaisant, et de s’y rendre « mentalement » pour le ressentir à travers des bruits, des odeurs, des sensations… Cet exercice m’a souvent aidée à me détendre dans des situations stressantes, ou en période de grande nervosité. Mon lieu ressource est une île,  sur laquelle j’aime flâner. C’est un lieu qui n’appartient qu’à moi  : il m’apporte cette liberté d’y être moi-même et d’y faire ce qu’il me plaît. Aucune contrainte, ni danger, ni limite. Tout y est possible : nager avec un dauphin, faire une sieste de 3 heures sans interruption d’un « maaaaaaaaaman ! » sur une plage déserte, boire un mojito avec Bradley Cooper (ben quoi, chacun sa façon de se détendre) … Bref, vous avez compris l’idée !

Et puis un soir, j’ai eu l’idée de lui prêter mon île

Miss 1 est une jeune fille qui a beaucoup d’imagination : artiste dans l’âme, elle aime créer, dessiner, écrire,  inventer des histoires. Cela valait le coup de tenter. L’heure du coucher approchant, je lui propose un deal : « je te prête mon île à condition de t’en inspirer pour créer la tienne« . « Ton île ? je ne comprends pas… » Et là je commence à lui décrire mon lieu de ressource : sa beauté, le soleil chaud qui réchauffe la peau, son grand lit à baldaquin sur la plage de sable rose doux comme du « super sand », la visite occasionnelle de mon ami dauphin, etc… Je sens que ça l’intéresse. « je te la prête cette nuit, mais attention rends-la moi comme tu l’as trouvée, pas de bazar !« . C’est une jeune fille souriante et détendue que j’embrasse en lui souhaitant non pas une « bonne nuit » mais un « bon voyage ».

Mon île était devenue son île

La nuit se passe à merveille. Le soir suivant, je lui demande si elle compte retourner sur mon île ou si elle va en créer une à elle. « Non maman, je reste sur la tienne, elle est trop bien. J’y ai rajouté un marchand de cupcakes, et des coussins de couleur sur le lit à baldaquin. » Elle avait réussi !  Voilà deux semaines que nous nous partageons mon île et que Miss 1 n’a plus d’angoisse au coucher. Depuis, l’île a bien changé : Leonardo Di caprio y a fait un tour, il y a une pizzeria à quelques kilomètres et un scooter pour s’y rendre (sur une route faites de coussins pour ne pas se blesser),…. Mon île est devenue l’île d’une ado, bruyante et beaucoup trop habitée à mon goût ! Je n’avais plus qu’à déménager et en trouver une autre  😉

Si jamais vous voulez aller y faire un tour, n’hésitez pas, je vous la prête !

Et vous, avez-vous un lieu ressource ? Vos enfants ont-ils eu des problèmes d’endormissement ? quelles sont les solutions que vous avez trouvées ? Racontez-moi !