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Le burn out parental

bree
Il arrive sans prévenir le burn out parental.
Au départ, tu te dis c’est la fatigue, je suis crevée c’est tout,… Gérer les trois enfants, le travail, la maison, c’est pas facile. Ca va passer, c’est juste une question d’organisation. Il y a cette espèce de pression que tu te mets en continu pour assurer sur tous les fronts : de beaux enfants, obéissants, studieux, polis, une maison toujours nickel, des bons petits plats équilibrés, l’investissement dans le travail, de bonnes relations sociales,… L’envie d’être la mère parfaite qui gère !
C’est gratifiant d’être une super maman… Quand tu finis une journée en ayant réussi à faire tout ce que tu avais prévu, tu te sens un peu comme un super Héros ! Wonder Mum ! Et puis tu n’as pas vraiment le choix… Il faut être à la hauteur de toutes ces mamans parfaites que tu peux voir un peu partout dans les médias, sur les réseaux, etc… Toujours pomponnées et perchées sur leurs talons, elles cuisinent bio, ont des enfants tirés à 4 épingles, une maison bien tenue, réussissent leur vie professionnelle, font des gâteaux pour l’école, trouvent le temps d’aller faire du sport et de passer du temps avec leur conjoint en tête à tête…
Alors tu t’actives, planifies, rédiges des « to do list »…. On appelle ça la charge mentale… Et là, et bien tu commences à prioriser parce que, à moins d’avoir des journées de 30 heures, tu n’y arrives plus. Alors tu fais l’impasse sur ton sport, la sortie shopping que tu t’étais prévue, ton rdv chez le coiffeur, la café avec les copines, pas grave, on verra plus tard. La « to do list » s’allonge peu à peu, la maison n’est plus parfaite, le linge s’entasse, les devoirs sont faits à la va-vite… Mince tu n’y arrives plus. Alors la culpabilité commence à prendre le dessus. C’est toi qui ne sais pas gérer, les autres y arrivent…
Et puis il y a le discours de ces autres mamans (sans méchanceté aucune) qui t’expliquent combien c’est facile pour elles, que son gosse à elle, il fait ses nuits depuis le retour de la maternité, que faire le ménage avec une écharpe de portage c’est « easy », que « cuisinier bio » en famille est si plaisant…  Bref, pourquoi chez moi ce n’est pas comme ça ? Pourquoi moi je n’y arrive pas ?
C’est là que le burn-out arrive… Épuisée de vouloir penser à tout, tout planifier, contrôler, tu perds pied, commence à être de plus en plus stressée. Tu cries sur les enfants, ton mari (qui ne semble pas être aussi débordé que toi), puis tu culpabilises encore un peu plus de l’image que tu leur renvoies… pas envie de paraître dépassée ou fragile, ce n’est pas l’exemple que tu veux donner à tes enfants ! Et là c’est la perte de l’estime de soi… C’est le cercle vicieux.
Alors comment faire ? Mais prends du temps pour toi ! C’est ce qu’ils disent tous ! Ce n’est malheureusement ce n’est pas si évident…
Quelles sont les solutions ? D’abord lâcher prise : accepter de ne pas être une mère parfaite… Parce qu’elle n’existe pas… et assumer de ne pas l’être, finalement le plus difficile… Et enfin arrêter d’écouter ces mères « épanouies », qui j’en suis certaine ne le sont pas plus que moi. Bree Van De Camp, sous ses airs de mère modèle, n’est pas loin d’être une psychopathe
Et vous ? Avez-vous eu un burn-out ? ou avez-vous réussi à y échapper ?

Le début de la suite… Rencontre avec Bénabar

Qui n’a pas rêvé de rencontrer un jour son artiste préféré ?  J’ai eu cette chance, il y a moins d’une semaine, et je peux vous dire que je ne suis pas prête de l’oublier.

13 ans… 13 ans que je l’ai découvert, écouté, apprécié, adoré. 13 ans, qu’il me fait sourire, pleurer, qu’il sait mettre les mots sur ce que je vis, ce que j’éprouve, ce qui me fait rire ou me révolte. 13 ans qu’il partage ma vie, mes hauts et mes bas, petits et grands moments.

Le coup de foudre musical

Cet artiste qui m’accompagne depuis toutes ces années, c’est Bénabar. Je suis certaine, que, comme moi, vous êtes nombreux à avoir un artiste comme compagnon de route.  Je me rappelle exactement le jour où j’ai eu ce coup de foudre musical. Je fais partie de ces nombreuses personnes qui ont vraiment découvert Bénabar en 2005, lors de la sortie de son single « Le Dîner » . J’étais dans ma voiture, sur le trajet retour du travail, quand une chanson attira mon attention à la radio :  je me mis à sourire, puis rire en entendant « Le Dîner ». Je ne compris pas de suite qui était l’interprète, et appella ma moitié pour lui demander s’il l’avait dejà entendu aussi… « Mais si, tu sais la chanson qui parle de pizzas »… Bénabar ! Ni une ni deux j’achetais l’album et tombait littéralement sous le charme : de l’humour, de l’émotion, de l’amour : la vraie vie si bien racontée. J’ai ensuite découvert les albums précédents, et adoré de plus en plus cet artiste à la fois drôle, engagé et attachant.

Comme un ami qui vous comprend

Depuis j’essaie d’aller le voir sur scène dès qu’il passe à Lyon, et ai même eu la chance d’aller l’applaudir à l’Olympia. Il fait un peu partie de ma vie, comme un ami de longue date : nous vieillissons ensemble, et partageons souvent les même expériences   : couple, enfants, vie de famille, coups de blues, coups de gueule… J’ai souvent l’impression qu’il raconte ma vie, aussi banale soit elle… Je ne suis pas de celles qui sont des « fans » incollables sur sa vie privée, qui enchaînent toutes les dates de concerts possible, et qui surveillent ses déplacements pour pouvoir le croiser. Je suis de celles qui admirent l’artiste, qui sont touchées par ses textes …. et qui rêve tout de même de pouvoir un jour le rencontrer pour lui dire… pour lui dire quoi au juste ? C’est drôle cette situation, d’aimer une personne sans la connaître vraiment, et pire sans qu’elle ne sache elle-même que vous existez. Un peu masochiste, non ?

The rencontre

Et un jour, l’instant si souvent rêvé, imaginé, arrive ! Ma moitié, dans le cadre de son travail, est amené à passer une soirée avec lui pour la dernière matinale  RFM de la saison au Domaine des Naïades à Port Grimaud dans le var. Et bien entendu, il me propose de l’y accompagner…  Avait-il vraiment le choix ? 

Le Jour J arrive. Ce n’est pas sans une boule au ventre que j’attends patiemment son arrivée. (je vous fais l’impasse sur le choix de la tenue, qui après bien dix essais, s’est soldé par un jean-marinière-baskets). Cette même boule au ventre que vous avez au premier rendez-vous, à l’instant même où des centaines de questions se bousculent dans votre cerveau en surchauffe : « je dois lui faire la bise ? Le vouvoyer ? je vais avoir l’air d’une idiote en me présentant comme une fan, non ? je n’aurais jamais du venir, ça fait un peu groupie qui vient chercher son autographe, tu es pathétique ma pauvre… J’espère que je n’ai rien de coincé entre les dents…. »Bon il me faut un mojito… non plutôt 2… mais pas plus, sinon je vais me mettre à raconter n’importe quoi… Heureusement l’ambiance est détendue. Le cadre est magnifique. L’équipe  Homair Vacances qui nous accueille au domaine des Naïades est aux petits soins, et l’équipe RFM met l’ambiance : je rencontre la jolie maman Elodie Gossuin et son acolyte Albert Spano, Marc-Antoine Le Bret. Je me détends un peu…

Une petit groupe arrive près de nous, Le voilà ! En toute simplicité, avec ses musiciens et son équipe : un large sourire, il me regarde dans les yeux, sort une petite phrase pleine d’humour et me fait la bise… Je souris et ris bêtement… voilà, le peu de courage que j’avais s’est envolé, reprends toi ! … Il s’installe à trois places de moi… va falloir trouver un moyen de se rapprocher, à condition que je retrouve mes esprits, probablement partis avec mes jambes que je ne sens plus ! Je l’écoute discuter avec ses voisins de table et tente timidement de prendre part à la conversation.

Une place se libère alors à côté de lui : c’est maintenant ou jamais.  Je prends mon courage et mon mojito à deux mains et vais m’asseoir à côté de lui. . Je me présente, lui explique que je suis fan, et discute un peu avec lui. Il est si simple, accessible. On échange des banalités pendant quelques minutes, j’en profite pour lui parler de mes enfants. Il me signe des autographes pour eux, prend une photo. Je dois rendre ma place.

Voilà, j’y suis arrivée. J’ai du passer pour une idiote ? tant pis, c’est fait. Des regrets ? Oui, pleins. Je pense alors à cette chanson « La phrase qu’on n’a pas dite »

« Le dernier mot qu’on n’a pas eu, Les ratés, les retards, les remords, Tout ce qu’on regrette, Les « si j’avais », les « j’aurais dû » , Les « j’aurais dû »… « 

Si j’avais pu, eu l’occasion, le courage,  je t’aurais dit que je suis de celles qui voulaient être à ce dîner, tant pis pour les gendarmes de Saint Tropez, que sur la route des vacances, on est maintenant en monospace même si monsieur ne veut toujours pas mettre de pull autour du cou, que ta berceuse marche bien pour endormir les gosses à condition d’oublier la trompette finale, qu’on pense aussi que les mots d’amour c’est bien plus compliqué, que nous avons une adolescente à la maison, ça y est, et que définitivement, on voudrait qu’ils aillent moins vite, qu’on n’a pas encore eu l’occasion de prendre en photo les épices du souk du Caire, que je suis infréquentable mais que c’est dans le regard que tout se joue, que mes enfants traitent de connards tous les chauffards, que j’ai un mari marathonien, que la majorette est vraiment l’une de mes préférées, et qu’à défaut de Bruxelles qui a déjà été offerte, j’ai eu Lyon et ce n’est pas si mal… Pour moi cette rencontre c’est le début de la suite. Au diable le politiquement correct, Rosééééééééééé ! Et qui sait ?

« Ce qui est tout tracé, ce n’est que le passé, l’avenir au contraire… grand ouvert, c’est pas perdu d’avance, y a pas de providence… »

Ludivine

@demandeatamere